Rationalisation des KPI

Sachez identifier les bons !

Qui ne s’est jamais retrouvé à devoir analyser des dizaines de KPI, à tenter de corréler des indicateurs multiples pour tenter de prendre une décision sûre, en toute confiance… avec l’étrange impression d’être un peu perdu ? Ou pire, avoir été sûr de soi et se retrouver pourtant dans l’erreur. La vraie difficulté n’est pas de lister et produire des KPI mais de sélectionner les bons, en nombre suffisamment réduit pour que vos analyses s’effectuent rapidement, dans un périmètre correctement limité. Cette démarche vous permettra de développer une vision bien plus claire. Voici quelques principes simples que nous aimerions vous soumettre et qui devraient vous permettre d’effectuer un tri naturel parmi la pléiade de KPI s’offrant à vous.

1 – Un indicateur doit correspondre à un objectif déterminé.
Il est inutile de disposer d’indicateurs sans relation directe avec votre organisation, votre Business Unit ou l’utilisateur concerné. L’indicateur clé doit correspondre à des objectifs stratégiques clairs afin d‘induire des décisions et des actions précises.

2 – Un indicateur doit toujours mener à une décision. 
Il ne peut exister sur un tableau de bord d’indicateurs importants, même au niveau de l’entreprise, si ils sont inopérants au niveau local. Si le décideur ou l’équipe ne dispose pas des moyens d’action ou ne se sent pas préoccupé par l’indicateur, il est vain de le faire figurer sur le tableau de bord. Il ne servirait au final qu’à encombrer ce dernier.

3 – Un indicateur est temporel. 
Un bon indicateur doit vous signifier une mesure correspondant à un moment précis. Heure, jour, mois, année… peu importe. L’important est que cet indicateur ait une temporalité ou une échéance

4 – Un indicateur de performance est toujours pertinent. 
Qu’il croisse ou décroisse, un KPI doit avoir un sens clair et orienter le pilotage  de votre entreprise. Un indicateur bien choisi, même statique, pourra vous indiquer que vous êtes engagé sur le bon chemin.

5 – Un indicateur clé appartient à celui qui l’utilise.
Un tableau de bord est avant tout voué à l’aide décisionnelle et à la réduction du risque. Les indicateurs doivent inspirer confiance : en effet la part d’intuition dans la prise de décision ne saurait être totalement négligée. Il est donc primordial que chaque utilisateur puisse choisir ses propres indicateurs, en adéquation avec sa fonction, sa personnalité et ses méthodes de travail.

6 - Un bon KPI est un KPI simple. 
La valeur d’un indicateur n’est pas proportionnelle à la complexité de son calcul ou à la difficulté de collecte des données afférentes. En réalité ce serait plutôt inversement proportionnel. Un bon indicateur doit pouvoir se construire facilement, sans calculs alambiqués ni données hors d’atteinte. Ceci occasionnerait de surcroît un retard dans sa production, avec un risque accru d’obtenir des données obsolètes.

Efficacité doit rimer avec simplicité !
Et vous, où en êtes-vous avec vos KPI ? Combien en utilisez-vous ? Sont-ils vraiment tous indispensables et pertinents à vos yeux ? Pourquoi n’essayeriez-vous pas d’entamer cette réflexion ? 

Nous publierons prochainement d’autres articles à votre attention afin d’aller plus loin dans la connaissance des KPI.

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